Syndrome prémenstruel, les solutions naturelles…

Le syndrome prémenstruel (SPM) se définit comme un ensemble de modifications physiques et neuropsychiques dont le point commun est le caractère cyclique par rapport aux règles.

Au niveau physique, il peut s’agir 
– de céphalées,
– de maux de ventre,
– de douleurs aux seins,
– de rétention d’eau.

Au niveau psychique, on peut être facilement 
– irritable,
– déprimée
– ressentir une fatigue générale.

Ces modifications surviennent avant les règles et disparaissent normalement avec leur survenue.
Leur durée varie généralement de deux à quinze jours mais peut dans certains cas se prolonger jusqu’à trois semaines avant les règles.
Plus la durée des perturbations est longue, plus celles-ci sont invalidantes.
Par définition, il doit exister une période libre de tout symptôme d’au moins une semaine par cycle menstruel qui se situe juste après l’apparition des règles.
Le syndrome prémenstruel touche au moins 40 % des femmes au cours de leur vie.
Ce syndrome peut se classer en quatre catégories selon les symptômes qui dominent.
pour chacun de ces types un programme phyto-nutritionnel particulier.

Le SPM de type A (comme anxiété) :
irritabilité, troubles de l’humeur

Le SPM de type H (comme hydratation) : 
gonflement, rétention d’eau

Le SPM de type C (comme craving (fringales en anglais)) :                             fringales, envies d’aliments sucrés avec malaise, faiblesse

Le SPM de type D (comme dépression) : 
tristesse, envie de pleurer, confusion, voire idées suicidaires

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SPM de type A : causes et traitements naturels

– Une déficience en vitamine B6,
nécessaire à la synthèse de la dopamine, perturberait la dégradation des œstrogènes par le foie, générant une hyperœstrogénie.
Cette dominance des œstrogènes serait responsable d’une activation des neurotransmetteurs excitateurs du cerveau (noradrénaline, adrénaline, sérotonine) et d’une diminution de la dopamine, neurotransmetteur inhibiteur.
– Un manque de magnésium entraîne également une diminution de la dopamine.
Cette situation est favorisée en cas d’excès de :
– produits laitiers (l’excès de calcium empêcherait l’absorption du magnésium) ;
– sucres raffinés, qui favorisent la fuite de magnésium dans les urines.

Les plantes amies : 
gattilier, alchémille et achillée millefeuille.
Les vitamines et minéraux utiles :
– magnésium
(prendre 300 à 400 mg par jour) et privilégier les aliments qui en sont riches,
– vitamine B6
(prendre 50 à 100 mg de par jour.)

Les conseils nutritionnels :
– Arrêter de consommer des produits laitiers :
à remplacer éventuellement par ceux à base de « laits végétaux et en trouvant le calcium en dehors des laitages.
– Diminuer les sucres raffinés, donc ceux à index glycémique élevé et privilégier les glucides à IG bas.

SPM de type H : causes et traitements naturels

La rétention d’eau et de sel dans les tissus est sous l’influence – d’un excès d’aldostérone elle-même stimulée par une hyperœstrogénie.
– Une diminution de la dopamine serait aussi en cause,
(car elle stimule l’élimination de l’eau et du sel. )
– Une déficience en vitamine B6,
– une carence en magnésium entreraient également en jeu.

Les plantes amies : 
frêne, pissenlit, gattilier, alchémille et achillée millefeuille.

Les vitamines et minéraux utiles :
– magnésium
– vitamine B6
(voir les recommandations ci-dessus pour les SPM de type A), – vitamine E
(aliments qui en sont riches et complémentation à raison de 100 à 400 UI par jour).

Les conseils nutritionnels : 
diminuer les sucres raffinés, donc ceux à index glycémique élevé et privilégier les glucides à IG bas.

SPM de type C : causes et traitements naturels

– La consommation alimentaire exagérée de sucres rapides (craving) serait liée à des phases
-d’hypoglycémie
(en relation avec une sensibilité accrue des cellules à l’insuline (l’hormone hypoglycémiante) en phase prémenstruelle.)
Des carences
– en chrome,
– magnésium,
– vitamine B6
– prostaglandines E1
( issues d’acides gras essentiels (PGE1) seraient des éléments essentiels de cette perturbation métabolique.)
Cette situation est favorisée en cas
– d’excès de sucres raffinés (pain blanc, riz blanc, pâtes, etc.).

Les vitamines et minéraux utiles :
– magnésium
– vitamine B6
(voir les recommandations ci-dessus pour les SPM de type A), – chrome (200 μg de chrome par jour, soit 2 à 3 g de levure de bière ou 1 à 5 g de spiruline (Arthrospira platensis))

Les compléments alimentaires :
– huile d’onagre (1 à 3 gélules de 500 mg par jour, tout au long du cycle ou une partie du cycle),
– huile de bourrache (PGE1) à raison de 1 à 3 gélules (parfois plus) de 500 mg par jour, tout au long du cycle ou une partie du cycle.

Les conseils nutritionnels : 
diminuer les sucres raffinés, donc ceux à index glycémique élevé et privilégier les glucides à IG bas.

SPM de type D : causes et traitements naturels

– Un taux élevé de progestérone (hyperprogestéronémie) aurait une action dépressive sur le système nerveux central.
– Le plomb pourrait jouer un rôle, en générant une hypo-œstrogénémie.
On sait en effet qu’il existe une contamination par du plomb d’origine industrielle ou dans des habitations insalubres (peintures au plomb).
Cette situation est favorisée en cas de déficience
– en magnésium
– en vitamines C et du groupe B.

Les plantes amies : 
sauge sclarée, houblon.

Les vitamines et minéraux utiles :
– magnésium
(voir les recommandations ci-dessus pour les SPM de type A)
– vitamines B
(sous forme de levure de bière à raison de 2 à 3 g par jour.
Les substances détoxifiantes : 
– chlorelle (Chlorella pyrenoidosa),
– spiruline (Arthrospira platensis),
– complexes d’antioxydants
(plantes, minéraux, vitamines),
– vitamine C,
– zinc,
– sélénium

Une solution naturelle personnalisée peut être mis en place pour chacun.

Sabine Gagne
Naturopathe, Nutrithérapeute, Iridologue
Formée en micro-nutrition, en homéopathie,
en décodage psycho-biologique, en Thérapies Energétiques

 http://nutrigagne.fr/